5EME JOUR DE PA N MEKHEROU 6252
(20 DECEMBRE 2015)
La France fait un business énorme grâce à ses anciennes colonies encore sous sa domination culturelle, économique, financière (FRANC CFA) et politique (néo gouverneurs criminels installés par Paris). En plus d’enrichir ses multinationales et ses entreprises à bon compte (Total, Areva, Bouygues, Bolloré…), elles fournissent le contingent diplomatique nécessaire pour soutenir les projets français à l’ONU sur le plan international et pourraient selon un rapport être le vecteur de l’expansion de la langue française dans le monde. Selon un rapport statistique de l’Institut National des Etudes Démographiques, la population africaine passera de 800 millions actuellement à 4,5 milliards de personnes en 2100. En effet, la plupart des Francophones ne viennent pas de l’Hexagone mais en grande partie de Kamita.
« Dès lors, NATIXIS est formel : si 3% de la population mondiale parle aujourd’hui le français, ce chiffre atteindra 8% en 2050 ». D’après Russia Today, « grâce à l’explosion de la population francophone à Kamita (dites Sub-Saharienne), c’est la langue de Molière qui devrait bientôt détrôner le mandarin et l’anglais, affirme une étude menée par la banque de financement NATIXIS ».
On espère seulement que si cela s’avérait exacte, l’Etat français cesserait de leur infliger ses mœurs et coutumes barbares en soutenant les pires coup d’Etat et atrocités comme au Cameroun, au Tchad, au Rwanda, au Togo, en Libye, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique…
http://survie.org/mot/complicite-de-la-france-dans-le
http://survie.org/billets-d-afrique/2015/245-avril-2015/article/le-togo-du-clan-eyadema-depuis-5012
En 20 ans, 70 % des coups d’Etat à Kamita l’était dans un pays Francophone : http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2013/10/la-mal%C3%A9diction-de-la-francophonie-en-afrique-en-20-ans-sur-37-coups-d-etat-25-ont-eu-lieu-dans-les-pays-francophones.html.
La région Kamite Francophone avec une population démographique forte résistera-t-elle à la malédiction française néocoloniale ? (http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2014/08/centrafrique-ce-que-les-medias-francais-ne-vous-diront-pas.html). Sera-t-elle plus indépendante ? Sera-t-elle se protéger des prédateurs impérialistes étatsuniens et israéliens qui rodent comme des oiseaux de proie autour de ses ressources fabuleuses ? Sans compter le rôle trouble joué par les pays du Golfe, la Chine, la Russie, le Liban, l’Iran, l’Espagne, la Grande-Bretagne… ? Y-a-t-il un plan pour réguler la population Kamite qui pourrait supplanter la population chinoise d’ici trente-cinq ans ? Au prétexte de la lutte contre le terrorisme à Kamita, les Etats-Unis et la France ont augmenté considérablement leurs bases militaires et le nombre de leurs troupes sur les territoires Kamites.
La France dispose de bases militaires au Mali, en Centrafrique, au Sénégal, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, au Cameroun, au Gabon, en Côte d’Ivoire, à Djibouti…
Les Etats-Unis disposent d’une base militaire à Djibouti, et de troupes opérants en Tunisie, au Cameroun, au Kenya, en Ethiopie, en Centrafrique, en RDC, au Burkina Faso, en Somalie, en Algérie…
Sans compter la Chine qui va installer sa première base militaire à Djibouti (http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2015/11/la-chine-s-apprete-a-installer-sa-premiere-base-militaire-en-afrique-a-djibouti-al-manar.html).
Sous prétexte de lutter contre le terrorisme soutenu par les pays du Golfe mais aussi par les puissances occidentales (notamment en Libye), assiste-t-on à un quadrillage militaire de Kamita par les puissances impérialistes pour faire face à la montée de la résistance populaire qui sera proportionnellement liée à sa puissance démographique ?
Sources :
5EME JOUR DE PA N MEKHEROU 6252
(20 DECEMBRE 2015)
« L'Etat du Logone » a été proclamé autonome au nord de la Centrafrique. Une « plaisanterie » selon le grand favori à l'élection présidentielle Martin Ziguélé qui explique à RT que le moment est venu d'organiser le scrutin présidentiel.
RT France : Nourredine Adam, le chef d'une faction de l'ex rébellion musulmane Séléka qui a pris le pouvoir en mars 2013, le FPRC, a annoncé mardi l'autonomie de « l'Etat du Logone », quelle est votre réaction ?
Martin Ziguélé : C'est une plaisanterie de mauvais goût c'est tout. Il ne représente rien du tout. Il fait de la théâtralisation pour se faire remarquer c'est tout, cela n'a aucun sens.
Le quartier PK-5 de Bangui est situé au point kilométrique 5 de la capitale centrafricaine. Il est une des dernières enclaves musulmanes de la ville où vivent également retranchés des milices armées. Des soldats onusiens ont pris position autour de la zone pour protéger les habitants des attaques des milices chrétiennes, dit « Anti-Balaka ».
RT France : Les seuls musulmans qui n'ont pas fui Bangui à cause des affrontements inter communautaires, concentrés dans le quartier PK5 sous surveillance des soldats de l'ONU, ont manifesté mercredi pour s'opposer à la rébellion du nord. Ils s'estiment pris « en otage par ces groupes armés, qui troublent le processus électoral ». De quels soutiens bénéficient le FPRC ?
Martin Ziguélé : Je ne peux pas savoir, quand vous proclamez une autonomie vous êtes dans une ville, personne ne sait où ils sont. Ce sont des personnes qui n'ont pas compris qu'une guerre doit commencer et doit s'arrêter. Ils sont incapables d'arrêter cette guerre qu'ils ont imposé aux peuples centrafricains. Leur objectif c'est d'empêcher la tenue d'élection, c'est ça leur vrai objectif. Ils manipulent, ils font de la provocation, ils font de la théâtralisation, juste pour empêcher la tenue des élections. Il faut absolument qu'on aille aux élections.
« LES AUTORITES EN PLACE N'IRONT PAS AUX ELECTIONS. C'EST LA PREMIERE FOIS QUE CELA ARRIVE DANS NOTRE PAYS »
RT France : Certains observateurs évoquent une tentative de former une nouvelle coalition Séléka, la situation qui a abouti à la prise du pouvoir de cette rébellion en 2013 a-t-elle évolué jusqu'à aujourd'hui ?
Martin Ziguélé : Je suis rentré de Bambari, du centre du pays jusqu'à la capitale, il y a moins d'une heure. Je suis allé en campagne électorale là-bas, je suis resté 5 heure et demi de temps, j'ai rassemblé au centre de la ville des chrétiens, des musulmans, des anciens Séléka, des Balaka, des femmes, des hommes, ils ont marché avec moi jusqu'au quartier Borno qui est le quartier musulman de la ville. Vous savez les gens racontent beaucoup d'histoires. Tout le monde est fatigué de la guerre parce que cette guerre n'a rien donné. Si vous voyez l'engouement avec lequel les hommes et les femmes se sont inscrits sur les listes électorales et ont tenu à voter, y compris au kilomètre 5 (à Bangui) où il y a eu des incidents dimanche. Ce que les gens (les rebelles du FPRC) racontent à l'intérieur relèvent de la théâtralisation. La réalité politique du terrain, c'est que les centrafricains savent qu'ils ne veulent plus d'aventure.
RT France : Vous avez été le Premier ministre de l’ancien chef de l’Etat Ange Félix Patassé, quelle est la responsabilité de la classe politique centrafricaine dans cette crise ?
Martin Ziguélé : Tout ceux qui sont candidats, ils ont été ministres et Premier ministre, ce n'est pas moi seul. Quand vous faites de la politique vous êtes responsable aussi bien de ce qui marche que de ce qui ne marche pas. Les choses sont claires. Nous sommes tous à degrés divers responsable de la situation de notre pays donc être responsable ce n'est pas être coupable. Politiquement nous sommes tous responsables, c'est pour cela que nous nous engageons à redresser la situation.
La MINUSCA : La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) est une opération de maintien de la paix créée en avril 2014 de plus de 12 000 hommes déployés dans le pays. Elle a succédé à l'opération de l'Union africaine, la Misca, mise en place en décembre 2013.
L'opération SANGARIS est le nom de l'opération française en Centrafrique mise en place mise en place à partir du 5 décembre 2013. Elle compte actuellement 900 soldats contre 2 500 soldats en 2013.
RT France : Que penser de l'action des soldats de l'ONU en Centrafrique, la MINUSCA et des forces françaises SANGARIS dans le pays qui n'arrivent pas à mettre un terme aux problèmes sécuritaires ?
Martin Ziguélé : J'ai été parmi ceux qui ont fait le tour du monde pour demander l'intervention des forces internationales, d'abord la SANGARIS, et puis la MINUSCA (mission des Nations unies en Centrafrique), donc je salue leur action, je sais qu'aucune œuvre humaine n'est parfaite, elles ont leur insuffisance mais elles ont surtout fait beaucoup de chose. Si cette force n'était pas là, je pense qu'on ne parlerait même plus de Centrafrique. La responsabilité de la protection de notre pays incombe d'abord aux Centrafricains. C'est parce que nous avons échoué à protéger et à gérer notre pays que nous avons eu des crises et que nous avons demandé l'intervention des autres. S’il y a quelqu'un à blâmer, c'est nous d'abord. Elles font du travail positif, elles arrivent à maintenir la paix dans beaucoup de régions. Quel est l'autre alternative ? On dit à ces forces qu'il faut qu'elle remplisse leur mandat, qu'elle s'occupe des groupes armés les plus dangereux, qu'elles nous aident à avancer, elles le font. Il y a des insuffisances c'est vrai.
RT France : Des incidents ont eu lieu dimanche dernier à Bangui (PK5) et dans le nord du pays, est-ce le bon moment pour organiser un scrutin ?
Martin Ziguélé : C'est le très bon moment pour organiser un scrutin pour la simple raison que de toute façon au kilomètre 5, la population est allée voter le lendemain (des troubles) et c'est la population qui a exigé de revoter. C'est la voix du peuple qui est toujours prépondérante. Des agitateurs il y en a dans tous les pays mais la grande masse des anonymes qui veulent revoter et qui veulent avancer avanceront. Nous voulons aller aux élections. Le peuple choisira ses dirigeants et nous avanceront. Je n'ai pas dit qu'il n'y a pas de problèmes dans le pays mais ces problèmes seront résolus par des autorités légitimes. C'est pour cela qu'il faut aller absolument aux élections.
RT France : Près de 30 candidats sont en lice pour l'élection présidentielle dont le premier tour doit se dérouler le 27 décembre, le jeu est-il ouvert ?
Martin Ziguélé : Le jeu est ouvert. Il n'y a pas de candidats privilégiés puisque les autorités en place n'iront pas aux élections. C'est la première fois que cela arrive dans notre pays.
« SI LES GENS ME PRESENTENT COMME LE CANDIDAT DE LA FRANCE C'EST UN HONNEUR »
RT France : Vous êtes perçu par certains comme le candidat de la France, que pensez-vous de cette étiquette ?
Martin Ziguélé : C'est un honneur, si les gens me présentent comme le candidat de la France, pour moi c'est un honneur parce que la France est un grand pays, un pays où il y a des hommes et des femmes qui connaissent bien Kamita et si parmi eux, il y a des gens qui portent sur moi leur estime, pour moi c'est un grand honneur. En dehors de cela, ce que j'ai constaté depuis 1981, depuis le temps où nous allons à des élections démocratiques en Centrafrique, c'est que les Français n'ont jamais voté en Centrafrique, ce sont les Centrafricains qui votent. Je crois que mes adversaires politiques sont conscients du fait qu'ils n'ont pas d'appareil politique, qu'ils n'ont pas de chance de gagner les élections et ils se comportent comme si j'étais au pouvoir et qu'ils allaient s'opposer à moi. Je suis candidat comme les autres. C'est eux qui colportent les idées, que je suis le candidat de la France, que j'ai soutenu la Séléka, etc. Cela prouve que au moins, il ne conteste pas mon projet. J'ai un projet dont personne ne parle. J'aurais aimé qu'on en parle puisqu'il s'agit de relever le pays.
RT France : Si vous êtes élu, quelles seront vos priorités ?
Martin Ziguélé : J'ai trois priorités : réconciliation, rassemblement et reconstruction. J'aimerais discuter avec mes compatriotes qui eux aussi portent un projet devant le peuple mais quand on fait une campagne politique dans un pays en crise nos petites personnes n'ont aucun intérêt. Ce qui est important, c'est quel projet nous proposons pour notre pays et sortir de cette crise.
Sources :
4EME JOUR DE PA N MEKHEROU 6252
(19 DECEMBRE 2015)
Selon un rapport accablant d’un comité indépendant publié jeudi, l’échec de l’Organisation des Nations Unies à enquêter et à répondre aux allégations selon lesquelles des soldats français ont abusé sexuellement des enfants en République Centrafricaine constitue un « échec institutionnel majeur » et a permis aux crimes de continuer.
L’étude, commandée par l’ONU, a constaté que des enfants âgés d’à peine neuf ans ont été encouragés à faire des fellations en échange de nourriture ou d’argent au milieu d’une zone de guerre. Les auteurs présumés étaient principalement des soldats français d’une unité connue sous le nom de force SANGARIS qui opérait sous autorisation du conseil de sécurité, mais pas sous commandement de l’ONU.
Le travailleur humanitaire, Anders Konpas, qui avait fait fuiter le rapport à l’origine de ce scandale de pédophilie et de viols touchant l’armée Française avait été licencié par l’ONU et a été exonéré par le rapport des experts indépendants intitulé « Taking Action on Sexual Exploitation and Abuse by Peacekeepers ».
Les plaintes initiales au début de l’année 2014, selon le rapport, ont été « passées de bureau en bureau, de boîte de réception en boîte de réception, à travers de multiples bureaux de l’ONU, sans que personne ne prenne la responsabilité de les traiter ou de les révéler ».
Même lorsque le gouvernement Français a pris connaissance des allégations et a demandé la coopération du personnel des Nations Unies, ses demandes ont rencontré une résistance et « se sont enlisées dans des formalités » …
Sources :
Article d’origine :
4EME JOUR DE PA N MEKHEROU 6252
(19 DECEMBRE 2015)
En Tunisie post-révolution les agressions racistes se sont multipliées, notamment dans le milieu éducatif.
Cette fois c'est une élève Kamite, âgée de 10 ans relevant de l'école primaire al Jomhouria II à El Mnihla (gouvernorat de l'Ariana) qui a subi une grande injustice de la part de son institutrice supposée éduquer et apprendre la tolérance et les bonnes manières aux nouvelles générations !
Dans Ahla Sbeh de ce vendredi, Jihene a contacté docteur Jebloun Moussadek pédopsychiatre de la jeune « CZ », qui a publié une lettre adressée à l'institutrice en question, dénonçant fortement ce comportement agressif.
En effet, Docteur Jebloun a déclaré sur MosaïqueFM que l'écolière en 3ème année primaire, accompagnée de sa mère, est arrivée à son cabinet dans un état de choc.
Cette dernière a raconté à son médecin les violences qu'elle a subi de la part de sa maîtresse qui lui a demandé à plusieurs reprises de retirer ses chaussures et ses collants devant ses camarades en raison de la mauvaise odeur qu'elle dégage.
L'institutrice n'a pas hésité à humilier son élève en classe et l'a exclu puis a ouvert les fenêtres afin « d'aérer » la classe.
Docteur Jebloun a souligné que les notes de « CZ » se sont dégradées, alors qu'elle avait 18 de moyenne, et cela en raison de son état psychologique critique du aux moqueries de ses camarades et des agressions répétitives de sa maîtresse.
Il a dénoncé l'attitude raciste et violente de l'enseignante appelant à son bannissement de l'institution éducative.
Sources :
3EME JOUR DE PA N MEKHEROU 6252
(18 DECEMBRE 2015)
Le film de Joachim Lafosse réveille le scandale de l'association L'Arche de Zoé et de ses victimes, des enfants « orphelins » destinés à être adoptés en Europe.
Vidéo :http://www.dailymotion.com/video/x3ihtiv_les-chevaliers-blancs-bande-annonce-1_shortfilms
L'affaire est encore fraîche dans toutes les mémoires tant les implications politiques, judiciaires et humaines avaient été fortes. D'aucuns se souviennent encore en effet de ces images décrivant le sort de 300 enfants supposés orphelins que des « humanitaires » avaient décidé de faire adopter en France. Au mépris de bien des règles. « L'idée c'était de faire voir à un public d'occidentaux le débarquement d'un groupe d'humanitaires qui vient mentir à une population au nom du droit d'ingérence et engendre un fiasco ; car les enfants qui leur ont été remis n'étaient pas forcément tous orphelins », indique Joachim Lafosse, réalisateur belge de Les Chevaliers blancs, qui sort en salle en France le 20 janvier. Présenté hors compétition dans le cadre du Festival international du film de Marrakech, Les Chevaliers blancs retrace l'opération Tchadienne de l'association Française l'Arche de Zoé qui devait conduire, en dehors de toutes les « règles internationales », 300 enfants supposés orphelins et déshérités en France où les attendaient autant de familles en mal d'enfant. « Je n'ai pas rencontré les véritables acteurs de cette histoire et je n'ai pas repris leur nom, car je ne prétends pas à la vérité. C'est une fiction, pas une reconstitution. Il y a cependant dans le film tout ce que j'ai pu entendre sur leur motivation ainsi que le livre publié à la suite de l'affaire par le pilote qui n'appartenait pas à l'association, mais les a convoyés et dont j'ai acquis les droits », précise Joachim Lafosse. Réalisé à Erfoud, le film a été tourné avec des Tchadiens vivant au Maroc. « Ils étaient fiers de participer à ce film pour montrer le point de vue des Tchadiens, assure le jeune réalisateur. Je n'ai pas voulu montrer la préparation de l'opération, en amont, en France. Le spectateur est comme un Kamite qui croit spontanément ces gens avant de se rendre compte de la gravité de ce qui se met en place, car ils mentent à tout de monde ».
LA LOGIQUE DE L'INGERENCE JUSQU'A L'HORREUR
En réalité, si effectivement le spectateur ne prend conscience que progressivement de la gravité des actes et des choix des membres de l'association, il ne les voit que du point de vue des associatifs. La caméra est immergée dans leur petit groupe, comme dans un huis clos, Joachim Lafosse est également dialoguiste et montre leur cas de conscience, leurs choix, leurs positions. Les Tchadiens ne sont montrés qu'à travers les yeux de ces humanitaires : farouches, contrariants, prêts à abandonner leurs enfants pour qu'ils aient une vie meilleure ou pour de l'argent. Les humanitaires « sont allés au bout de leur idéologie d'ingérence. Après l'affaire de l'Arche de Zoé, les idéologues du droit d'ingérence ont pris leur distance, mais dans les faits, les membres de l'association sont simplement allés au bout de leur idéologie, comme quelqu'un qui se radicalise », reste convaincu Joachim Lafosse. Le maître d'œuvre de l'opération joué par Vincent Lindon reste cependant dans le film un personnage assez mesuré qui recherche la cohésion de son groupe, loin du véritable Éric Breteau, passionné charismatique et mégalomane.
L'ENFER PAVE DE BONNES INTENTIONS
Fort peu de choses sont dites dans le film sur les motivations humanitaires des membres de l'association. Seule une sorte de plénitude maternelle envahit le visage de Louise Bourgoin, alias Émilie Lelouch, alors qu'elle accueille les premiers enfants dans le centre de l'association au Tchad. « En tant que réalisateur, je me rends compte que ce qui m'occupe c'est l'enfer pavé de bonnes intentions. Il y a des mères qui disent adorer leur enfant et qui en font des monstres », analyse le jeune réalisateur, Joachim Lafosse. En 2012, sortait son précédent film À perdre la raison, qui raconte l'histoire vraie d'une mère de famille qui a assassiné ses enfants. Dans Les Chevaliers blancs, le réalisateur, plutôt que de faire de ses personnages des êtres sensibles avec lesquels le spectateur pourrait être en empathie, choisit d'interroger la façon dont se forgent chaque action, chaque décision comme pour pousser le spectateur à prendre position tout au long du film. « Et vous, jusqu'où seriez-vous allés ? » semble demander le film. Quand auriez-vous tout arrêté ? : quand l'équipe ment en affirmant qu'elle veut soigner et héberger des orphelins pour mieux cacher leur enlèvement ? quand elle insiste pour que les villageois lui ramènent des enfants orphelins ? quand elle leur propose de l'argent ? Quand il ne fait plus aucun doute que certains enfants ont encore des parents ? « Imaginez un Kamite qui vient en Europe pour soigner des enfants et qui les ramène incognito pour les faire adopter à Kamita. On ne se demanderait même pas si c'est quelqu'un de bien », souligne Joachim Lafosse.
Sources :
3EME JOUR DE PA N MEKHEROU 6252
(18 DECEMBRE 2015)
La crise énergétique qui sévit au Ghana porte gravement atteinte au système sanitaire national. Dans certains centres de santé, les opérations chirurgicales ont été reportées à des échéances non encore fixées. La qualité des dispositifs médicaux nécessitant une conservation au frais, tels que les réserves de sang ou certains produits pharmaceutiques, n’est plus certaine.
« Notre programme national de vaccination court un risque de défaillance. Il suffit d’une crise énergétique prolongée pour qu’un lot entier de vaccins devienne inutilisable. Nos laboratoires perdent des réactifs très chers. La conservation des produits au frais est très difficile et pendant qu’on se bat pour demeurer opérationnel, nous voyons affluer un nombre croissant de patients. Nous sommes au bord d’une crise sanitaire ». S’inquiète Kojo Nimako, un médecin exerçant dans le privé.
Des cas d’accidents dus à l’éclairage ou encore les intoxications alimentaires dues à la mauvaise conservation de certains aliments viennent en effet s’ajouter au lot habituel de patients.
Ces soins plus sollicités coûtent plus chers que d’ordinaires aux hôpitaux. Ceux de petite taille dépensent en moyenne 1000 $ par semaines pour alimenter leurs groupes électrogènes. Cependant, ces derniers ne parviennent pas à faire fonctionner les matériaux lourds tels que certains équipements des laboratoires. Ils ne peuvent non plus être utilisés pour des appareils non prioritaires tels que les climatiseurs. « Ouvrir les fenêtres fera entrer les moustiques tandis que les fermer empêchera les patients de dormir à cause de la chaleur qui est insupportable. Les moustiques causeront le paludisme chez les patients déjà malades et le manque de sommeil rendra leur convalescence plus lente » explique M. Nimako.
Dans les centres qui ne peuvent pas se doter de groupes électrogènes, les soins nocturnes sont prodigués à la lueur des lampes torches et des bougies. « La situation est en train d’échapper à tout contrôle. Si le gouvernement ne réagit pas immédiatement, des vies seront inutilement perdues ». Avertit une infirmière.
Gwladys Johnson
Sources :
2EME JOUR DE PA N MEKHEROU 6252
(17 DECEMBRE 2015)
Aux quatre coins de la planète, des héros de l'ombre sauvent la planète*. Parmi eux, Isatou Ceesay, pionnière du recyclage des déchets en plastique en Gambie, petit pays de l'Ouest Kamite.
Vidéo : http://bcove.me/umz1a9u4
Isatou Ceesay, 40 ans, est la fondatrice de Women’s Initiative-The Gambia (WIG), une ONG regroupant 2 000 femmes qui confectionnent chaque semaine des portefeuilles, cabas, ballons pour les enfants, chaussures et autres créations à base de sacs en plastique. La vente de ces accessoires, découpés, tricotés ou cousus avec patience, leur assure un revenu mensuel pouvant monter jusqu’à 80 Euros. Dans la petite Gambie d’Isatou (deux millions d’habitants, dont la moitié vivant sous le seuil de pauvreté), les sacs en plastique ont longtemps représenté 20 % des déchets rejetés par la population. Avec des conséquences nocives sur l’environnement, la biodiversité et la santé publique.
C’est d’ailleurs en voyant les femmes de son village natal de N’Jau utiliser du plastique pour allumer leurs braseros qu’Isatou a eu un déclic. « Elles et leurs enfants respiraient les vapeurs toxiques, raconte-t-elle. J’ai compris qu’il fallait changer ces pratiques ».
En 1997, un volontaire américain, membre des Peace Corps, lui a appris à valoriser ce matériau, à défaut de pouvoir le faire disparaître. Isatou, alors sans emploi et mère divorcée de trois enfants, a donc entrepris, avec quatre habitantes de son village, l’éducation des femmes du coin afin qu’elles recyclent leurs déchets. « Ici, par habitude on déverse ses ordures puis on les oublie, résume Isatou. Mais les effets secondaires frappent à votre porte rapidement : l’air est nauséabond, les maladies se développent. A Kamita, on dit que si le voisin n’est pas en bonne santé, on ne va pas bien non plus ».
Chemin faisant, Isatou a affronté d’autres défis. Par exemple celui d’amener plus de femmes à rejoindre son combat. « Dans notre culture, on les relègue généralement à la maison, explique-t-elle. Pourtant, quand elles agissent, leur engagement et leur force sont impressionnants ». Aujourd’hui, les membres de son ONG ne se contentent pas de recycler les déchets de plastique.
A Brikama, la deuxième ville du pays, le groupe local de WIG, aidé par le conseil municipal, fabrique des briquettes de combustible à partir de papier ou de déchets organiques : feuilles de manguier, herbes séchées ou fibres de coco. Propre et économique, cette alternative au charbon de bois toxique contribue également à ralentir le déboisement dans la région. « Pour aimer l’environnement, il faut commencer par s’aimer soi-même », aime répéter Isatou à celles qui la rejoignent.
En dix- huit ans d’efforts, elle a contribué à faire bouger les femmes de son pays et aussi les hommes ! C’est après avoir consulté son association que le gouvernement a finalement interdit, cette année, l’importation de sacs plastique en Gambie. Pour autant, Isatou reste lucide : « Au-delà du plastique, il nous reste un long chemin à parcourir à Kamita ». Sur fond d’explosion urbaine, rappelle une étude de spécialistes Canadiens en développement publiée en 2013, le volume de déchets de toutes sortes rejetés par les villes du continent devrait avoir triplé d’ici à 2100.
* Une série coproduite avec Climate Heroes.
Sources :
2EME JOUR DE PA N MEKHEROU 6252
(17 DECEMBRE 2015)
Les forces républicaines de Côte d’Ivoire, l’armée nationale, ont tiré à balles réelles lundi sur les populations du village de Nouvel Ousrou à Dabou faisant deux morts et plusieurs blessés. C’est le choc parmi les villageois devant une telle barbarie. Tout est parti d’une simple affaire de chefferie qui a tourné au drame à cause de la volonté du pouvoir notamment du ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, d’imposer son choix aux villageois. Les corps des victimes ont été exposés à la place publique du village.
Correspondance de Memel Lafoi
Sources :